Deux points – liés entre eux, venant à nouveau du livre de dialogue évangéliques-catholiques. Je cite en italiques:

La conversion: c’est « se détourner de.. » pour « se tourner vers.. »
Pour moi la conversion – initiale-, c’est l’entrée dans la foi, donc en effet se tourner vers Dieu.
Mais ce n’est pas forcément ni directement « se détourner de ». C’est découvrir que Jésus est la source de la vie; et donc peu à peu modifier certaines convictions – éventuellement changer certains comportements.
C’est à la fois de l’immédiat (un changement dont on se rappelle la date), et du progressif. C’est passer ensuite toute sa vie à monter vers Dieu, chacun à sa manière.

Elle est la réponse de l’homme à une initiative de Dieu
Certes le texte précise « .. par l’oeuvre du Christ et le don de l’Esprit », ce qui implique que Dieu ne parle pas forcément directement à chacun, mais le problème que je vois est plus large: il est que le texte fera supposer au non-croyant que c’est Dieu qui décide, et – pire – qu’il choisit peut-être de ne pas parler à tel ou tel. L’arbitraire d’un tel Dieu est inacceptable pour les hommes.
Drôle de conception de Dieu. C’est sûrement de la théologie traditionnelle (« tout vient de toi, ô Père très bon »), mais ce n’est pas ainsi, pratiquement, que les choses se passent; c’est l’homme dans sa liberté qui, un jour donné, se convertit.
Après, mais après seulement, il découvrira l’action de Dieu dans sa vie.

La conversion est une réponse de l’homme, oui: quand il a compris ce que Dieu est et propose. Mais ne présentons pas un Dieu aux « initiatives » imprévisibles, qui est inacceptable pour un esprit moderne même chrétien.

Simple question de formulation? Oui, précisément. Il y a des formulations qui n’ont plus de sens aujourd’hui, à supposer qu’elles en aient eu dans le passé.

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