Je découvre, par un questionnaire de « MOOC » fait par Catherine, que pour les catholiques la concupiscence n’est pas un péché ! Je ne dois pas être catholique !

Le raisonnement suivi, tordu, est basé sur le péché originel, et sur le caractère volontaire du péché, point sur lequel j’ai toujours été en désaccord. Voir « Folie de la conception moraliste du péché » (à propos d’une certaine déclaration de Mgr Lalanne).

Jésus avait-il de la concupiscence? Regarder une femme avec concupiscence ne serait pas un péché? Jésus regardait-il les femmes avec concupiscence? Certes, nous ne sommes pas Jésus. Mais la référence pour moi, c’est l’amour absolu, pas une liste de péchés et une idée très volontariste de la « volonté » et du « consentement ». On devrait relire les livres de Marc Oraison, qui critiquait (dès 1964!) la morale casuistique et légaliste.

Et puis relire aussi ce que j’écrivais en 2002 (« A propos du péché et de l’humilité« ), et que j’ai repris dans mon livre « Le fait Jésus« .

Dire que le péché doit être volontaire, cela rejoint une notion de « loi de justice » humaine. Paul écrit dans l’épitre aux Romains (Rm 9, 31-32): « Israël, qui poursuivait une loi de justice, est passé à côté de cette loi. Pourquoi ? Parce qu’il l’a poursuivie, non pas en vertu de la foi, mais comme si elle relevait des œuvres ».

« Ni par vaillance, ni par force, mais par l’esprit du Seigneur » (Za 4,6)

Ils sont sur une loi de volonté, et non sur une loi de grâce, où l’on vit ou essaie de vivre en Dieu, et où tout ce qui n’est pas amour est péché; non pour s’en désoler, mais pour se remettre, comme la petite Thérèse, entre les mains de Dieu.

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