Je m’aperçois que je suis en franc désaccord avec la spiritualité la plus courante, qui nous demande de partir de notre péché, de remercier Jésus de nous avoir sauvé de cette situation pécheresse, et de passer notre temps à essayer d’entrer mieux dans cet amour qui nous est donné/ nous a été donné. Approche qui me semble « mentale » et volontariste.

Mon approche spirituelle est inverse: j’ai découvert l’amour infini de Dieu, et j’ai une confiance totale dans son amour. Dieu m’aime (d’où, faute de mieux, le mot « amant » dans le titre du billet). Et j’essaie d’aimer aussi (d’aimer mon amant).

Il n’y a pas une humanité « mauvaise », que Dieu dans sa bonté est venu relever, mais des sauvageons, à peine humains au départ, à qui Dieu montre peu à peu qu’ils peuvent entrer dans l’amour infini du don.

Et parce que j’ai le bonheur et la paix de vouloir très profondément vivre dans l’amour de Dieu, parce que j’ai la certitude intérieure que Jésus nous montre le chemin et nous y fait monter, j’ai une attitude d’ouverture à cet amour; j’y avance, et le comprends peu à peu un peu mieux.

Et c’est parce que je comprends (mieux) cet amour et que j’entre en lui progressivement, que je vois mieux mes péchés (je n’aime pas tellement le singulier « mon péché »).

Peu à peu, je perçois plus finement la composante (éventuelle) de péché dans toutes mes pensées, mes attitudes.

Je ne suis pas un « vilain pécheur », que Dieu, dans sa bonté, est venu relever et qui s’obstine à pécher; je suis un enfant imparfait, « jouant » en quelque sorte, en liberté; avançant dans ma vie et découvrant toujours mieux comment aimer, comment prier; comment vivre en Dieu.

Je suggère au lecteur de se reporter à ce que je dis au sujet du péché dans mon livre « Le fait Jésus »: d’une part le 3° chapitre (pp.27-32), et d’autre part dans le 5° chapitre aux pages 65-66.

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